À l’approche de la fin de l’année, les placements ouvrant droit à une réduction d’impôt sont à nouveau mis en avant. Parmi eux, les fonds d’investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) présentent toutefois des contraintes qui dépassent le seul avantage fiscal. Ces règles concernent notamment les contribuables qui envisagent un investissement dans un FIP outre-mer.
Des dispositifs dont les règles ont changé
Le dispositif applicable à l’investissement au capital de PME, désigné sous le nom d’IR-PME, prévoit une réduction d’impôt de 18 % pour les souscriptions au capital de PME. Le taux peut atteindre 25 % pour les investissements réalisés dans des entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS), selon les conditions propres à chaque dispositif.
Les FIP et FCPI classiques ne bénéficient plus des mêmes règles. Depuis le 16 février 2025, les FIP classiques n’ouvrent plus droit à une réduction d’impôt. Pour les FCPI classiques, la fin de cet avantage intervient depuis le 21 février 2026. Le mécanisme a été recentré sur les FCPI investis dans des jeunes entreprises innovantes.
| Placement ou entreprise financée | Réduction indiquée |
|---|---|
| FCPI investis dans des JEI | 30 % |
| Jeunes entreprises d’innovation et de rupture (JEIR) | 50 % |
| Jeunes entreprises d’innovation à impact (JEII) | 40 % |
| FIP Corse et outre-mer | 30 %, sous conditions |
Un avantage fiscal soumis à plusieurs conditions
Les FIP Corse et outre-mer peuvent donc encore donner accès à une réduction de 30 %, à condition de respecter les critères d’investissement requis. La réduction reste par ailleurs plafonnée et dépend des caractéristiques du fonds et des entreprises financées.
- Les sommes investies ne bénéficient d’aucune garantie en capital ;
- les parts peuvent rester indisponibles jusqu’à la dissolution du fonds ;
- la durée de conservation exigée pour bénéficier de la réduction liée aux FCPI est d’au moins cinq ans ;
- la revente des parts peut intervenir au-delà de cette période.
La durée minimale de conservation ne signifie donc pas que les fonds seront automatiquement récupérés à son terme. MoneyVox indique que la durée de vie des FCPI est le plus souvent supérieure à cinq ans et peut atteindre huit ans, parfois davantage. La réduction d’impôt ne constitue ainsi qu’un élément du fonctionnement du placement, dont les frais, les conditions d’éligibilité et la liquidité doivent également être examinés.