La capacité des ménages à mettre de l’argent de côté se contracte. Selon le Baromètre Assurances 2026 de BPCE L’Observatoire, publié le 15 octobre 2026, 28 % des personnes interrogées prévoient de réduire leur épargne dans les prochains mois. Cette proportion progresse de 8 points sur un an. À l’inverse, seuls 16 % des répondants envisagent d’augmenter leur effort d’épargne, soit 8 points de moins qu’en 2025.
L’épargne davantage mobilisée pour les imprévus
Le contexte de pouvoir d’achat pèse sur les arbitrages financiers. Le coût de la vie constitue la principale inquiétude citée par les participants, à 84 %, devant les tensions géopolitiques, à 73 %, et l’insécurité des biens et des personnes, à 70 %.
« Temps difficiles »
Cette expression correspond à la première motivation déclarée pour épargner : 39 % des personnes interrogées souhaitent constituer une réserve face aux imprévus. Les projets arrivent derrière les besoins de protection financière. Les vacances sont citées par 15 % des répondants et l’achat immobilier par 10 %.
Un projet de déménagement toujours présent
La volonté de changer de logement reste néanmoins élevée dans l’enquête. 43 % des Français déclarent souhaiter déménager au cours des trois prochaines années. Cette part atteint 69 % chez les 18-24 ans. BPCE L’Observatoire relève toutefois un écart entre l’intention et la concrétisation, notamment en raison des conditions de financement.
| Indicateur | Résultat |
|---|---|
| Français prévoyant de réduire leur épargne | 28 % |
| Français souhaitant augmenter leur épargne | 16 % |
| Français souhaitant déménager sous trois ans | 43 % |
| Part des 18-24 ans ayant ce projet | 69 % |
Un apport plus important pour les primo-accédants
Le baromètre met en avant la progression de l’apport demandé aux personnes qui achètent leur premier logement. Celui-ci serait passé d’environ 10 % en 2020 à 16 %. Cette évolution constitue, selon l’étude, l’un des freins au passage du projet immobilier à l’achat.
Dans les choix d’épargne déclarés, l’immobilier conserve donc une place, mais il intervient derrière la constitution d’une réserve de sécurité. Les résultats portent sur les personnes interrogées en France et ne détaillent pas les situations propres à la Martinique, à la Guadeloupe ou à la Guyane.