À l’approche de la trêve hivernale, qui commence le 1er novembre 2026, la Fondation pour le Logement attire l’attention sur un aspect peu documenté des procédures d’expulsion : leurs liens avec la santé des ménages concernés. L’ancienne Fondation Abbé Pierre a publié une note consacrée à cet enjeu le 27 octobre 2026.
Selon cet organisme, certaines difficultés médicales peuvent contribuer à fragiliser la situation financière d’un foyer et favoriser l’apparition d’impayés de loyers. Les problèmes de santé peuvent également intervenir à d’autres étapes de la procédure et compliquer l’accompagnement des personnes par les travailleurs sociaux.
« Les interactions entre santé et expulsions restent peu documentées »
La Fondation pour le Logement met en relation cette situation avec l’évolution du nombre d’expulsions locatives exécutées avec l’intervention des forces de l’ordre. En 2025, ce nombre a atteint 25 000, contre moins de 5 000 en 1997. L’organisme estime que cette progression traduit une forte augmentation en près de trois décennies.
| Année | Expulsions avec concours de la force publique |
|---|---|
| 1997 | Moins de 5 000 |
| 2025 | 25 000 |
La santé présente à plusieurs moments de la procédure
La note identifie plusieurs interactions entre les questions sanitaires et les expulsions. Une maladie ou un autre problème de santé peut d’abord réduire les ressources du ménage, perturber son équilibre économique et conduire à des retards de paiement. Une fois la procédure engagée, l’état de santé peut aussi peser sur les démarches nécessaires et sur la capacité à mobiliser les dispositifs d’accompagnement.
- Les difficultés de santé peuvent contribuer à l’apparition d’impayés.
- La procédure d’expulsion peut avoir des conséquences sur la santé mentale des personnes concernées.
- L’accompagnement social peut devenir plus difficile lorsque les problèmes médicaux s’ajoutent aux difficultés de logement.
La Fondation décrit ainsi les expulsions comme un phénomène comportant un enjeu sanitaire, au-delà de la seule question du paiement du loyer. Son alerte intervient quelques jours avant le début de la trêve hivernale, période qui marque une échéance importante du calendrier des expulsions locatives.