Le regroupement de crédits continue d’attirer les emprunteurs qui cherchent à réduire leurs mensualités, à dégager une marge dans leur budget ou à financer un nouveau projet. Mais cette opération, qui consiste à réunir plusieurs emprunts en un seul, se heurte à une sélection accrue des banques en cette fin d’année 2026.
La mensualité peut être diminuée grâce à un remboursement étalé sur une période plus longue. Cette baisse ne signifie toutefois pas automatiquement une réduction du coût global : l’allongement de la durée peut augmenter le montant total payé au titre du crédit.
« On a beaucoup de demandes »
Cette hausse des sollicitations est rapportée par Sandra Novais, directrice du regroupement de crédits chez Meilleurtaux. Elle observe également que le profil d’une partie des demandeurs s’est fragilisé ces derniers mois. Les établissements prêteurs restent ouverts aux dossiers présentant un endettement maîtrisé après l’opération et un projet financé avec une mensualité contenue.
Des critères d’acceptation plus stricts
Les banques sont devenues plus prudentes, notamment en raison de l’augmentation de leur coût de refinancement. Certains partenaires bancaires ont même cessé de proposer des regroupements relevant du régime immobilier, la rentabilité de ces opérations étant jugée insuffisante au regard des taux pratiqués et des plafonds réglementaires.
| Type d’opération | Taux communiqué |
|---|---|
| Regroupement sans garantie | De 5,92 % à 8,20 % |
Ces niveaux figurent dans les derniers barèmes communiqués par Meilleurtaux. Ils concernent les regroupements sans garantie. L’étude d’un dossier dépend notamment de la situation financière de l’emprunteur et de son niveau d’endettement après l’opération.
Une demande toujours soutenue
Les objectifs des emprunteurs restent variés :
- réduire le montant des mensualités ;
- retrouver une capacité budgétaire ;
- financer un nouveau projet.
Le regroupement de crédits peut ainsi modifier l’équilibre mensuel d’un budget, mais il engage également l’emprunteur sur de nouvelles conditions de durée, de taux et de coût total. Les banques examinent désormais plus attentivement les dossiers qu’elles acceptent.