Le dispositif Jeanbrun peine à convaincre les investisseurs. Selon une enquête réalisée du 1er au 10 octobre 2026 auprès des 350 agences du réseau l’Adresse, la grande majorité des professionnels interrogés n’a enregistré que peu, voire aucune, demande concernant cet avantage fiscal.
Une demande presque inexistante dans les agences
Au total, 70,6 % des agences déclarent n’avoir reçu aucune question ni manifestation d’intérêt. Une autre part de 27,5 % évoque seulement quelques sollicitations. Seules 2 % des agences disent avoir été contactées à plusieurs reprises, sans qu’aucune ne fasse état d’un volume important de demandes.
| Indicateur | Résultat de l’enquête |
|---|---|
| Agences sans demande | 70,6 % |
| Agences ayant reçu très peu de demandes | 27,5 % |
| Note moyenne attribuée au dispositif | 3,46 sur 10 |
| Ventes conclues au moment du sondage | Aucune |
Quelques dossiers restent néanmoins à l’étude : 5 % des agences signalent des projets en cours. Les profils intéressés comprennent à la fois des personnes qui investissent pour la première fois et des investisseurs déjà expérimentés.
« calculent, comparent et hésitent »
Cette formule est employée par Brice Cardi, président de l’Adresse, pour décrire l’attitude des investisseurs face au dispositif. Les professionnels citent notamment les incertitudes entourant son fonctionnement, l’éligibilité des biens et l’intérêt fiscal réellement obtenu. La complexité de mise en œuvre de l’avantage est également présentée comme un frein.
L’ancien avec travaux davantage représenté
Parmi les opérations encore en préparation, 66 % concernent l’acquisition d’un logement ancien assortie de travaux. Le neuf représente 33,3 % des projets recensés. Le niveau minimal de travaux exigé est aussi mis en cause par les agences, qui estiment qu’il peut peser sur l’équilibre économique des opérations.
La note moyenne attribuée au dispositif atteint seulement 3,46 sur 10. Près de 63 % des agences lui accordent une note inférieure à 5. Brice Cardi appelle à un mécanisme plus lisible, avec des travaux compatibles avec l’économie des projets. Ces résultats proviennent toutefois d’un sondage interne au réseau l’Adresse et mesurent les sollicitations observées par ses agences sur la période étudiée.
Peu d’appétit pour les logements classés F ou G
L’enquête s’intéresse également aux logements présentant une mauvaise performance énergétique. Seules 10 % des agences constatent une progression de l’intérêt des investisseurs pour les biens classés F ou G au diagnostic de performance énergétique. 59 % n’observent aucun intérêt particulier, tandis que 22 % décrivent une demande stable et 10 % une baisse.