Le financement du logement s’invite dans le débat présidentiel de 2027. L’Association professionnelle des intermédiaires en crédits (Apic) a publié, le 2 novembre 2026, un livre blanc consacré aux difficultés rencontrées par les emprunteurs dans un contexte de taux plus élevés et de règles d’octroi inchangées.
Des propositions pour les accédants et les investisseurs
Présidée par Julie Bachet, l’organisation professionnelle estime que les parcours d’emprunt sont devenus plus complexes sous l’effet combiné des règles prudentielles, du coût du logement, des taux de crédit et des besoins de rénovation. Ses propositions s’adressent notamment aux ménages qui cherchent à acheter leur résidence principale, aux investisseurs locatifs et aux propriétaires qui doivent financer des travaux.
- retirer l’investissement locatif de certaines contraintes du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) ;
- stabiliser le prêt à taux zéro pendant cinq ans ;
- revoir le mode de calcul du taux d’effort et de l’endettement des emprunteurs.
« Les parcours de financement sont devenus plus complexes sous l’effet conjugué des règles prudentielles, des taux, du coût du logement et des besoins de rénovation. »
Dans son livre blanc, l’Apic présente ces orientations comme des leviers destinés à remettre le financement au centre des politiques du logement. Elles concernent aussi les projets de rénovation, alors que les ménages doivent intégrer le coût des travaux dans leur plan de financement immobilier.
Un document destiné au débat public
La publication intervient à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Elle constitue une contribution de l’association professionnelle au débat sur les conditions d’accès au crédit et sur les moyens de soutenir les projets immobiliers, sans modifier à elle seule les règles applicables aux banques ou aux emprunteurs.
L’Apic indique vouloir défendre des solutions permettant de faciliter les projets tout en conservant un cadre de sécurité financière. Les propositions formulées dans ce document relèvent donc, à ce stade, du débat public et ne constituent pas de nouvelles conditions d’octroi des prêts.