Les maires de Guyane veulent des réponses de l’État sur les moyens accordés aux communes. Réunis à Saint-Laurent-du-Maroni les 28 et 29 octobre, dans le cadre du congrès des maires, ils ont remis cinq motions au préfet de Guyane. Les élus demandent notamment des avancées sur le recensement, le financement des écoles et le désenclavement.
« Nous demandons à l'État cinq motions que nous allons débattre, nous allons mettre en place des comités, des cellules de suivi avec l'État, avec le ministère, avec l'AMF pour que les motions puissent vivre et surtout que nous puissions enfin, vraiment espérer qu'il y ait une issue favorable à ces prises de décision »
Michel-Ange Jérémie, président de l’association des maires de Guyane, a ainsi insisté sur la nécessité d’un suivi avec l’État, les ministères et l’Association des maires de France. Les élus dénoncent une situation financière qui limite la capacité des communes à conduire leurs politiques publiques et leurs investissements.
Des budgets communaux sous pression
Les dotations de l’État sont annoncées en baisse dans le projet de budget 2027. Les maires contestent également les effets d’un recensement qu’ils jugent inadapté. Selon eux, cette méthode prive déjà les communes de plusieurs millions d’euros.
Cette contrainte pèse sur les dépenses courantes comme sur les projets d’équipement. Les communes doivent notamment prendre en charge une part plus importante de la rémunération liée aux contrats aidés et renforcer leur capacité de financement pour leurs investissements. Dans les faits, les élus estiment qu’elles assument progressivement des missions relevant de l’État.
- Cinq motions ont été remises au préfet de Guyane.
- Les demandes portent notamment sur le recensement, les écoles et le désenclavement.
- Le logement figure parmi les urgences persistantes mentionnées lors du congrès.
Le désenclavement reste lié aux conditions de vie
Les communes de l’intérieur de la Guyane sont confrontées à leur éloignement géographique. Sur le Maroni, la sécheresse complique la circulation des pirogues et renchérit les déplacements. Le maire de Grand-Santi a cité le coût du transport fluvial, avec des trajets facturés 70 à 80 euros, auxquels peuvent s’ajouter des frais selon le poids transporté.
La construction d’une route le long du fleuve est présentée par l’élu comme une réponse attendue pour faciliter les déplacements des habitants. Pour les maires, l’amélioration des liaisons et le renforcement des moyens communaux doivent contribuer à répondre aux difficultés persistantes, parmi lesquelles figure également l’accès au logement.