Actualité immobilière

Rue d’Aubagne : le procès de l’habitat indigne s’ouvre en appel à Marseille

Le procès en appel des effondrements qui ont tué huit habitants à Marseille en 2018 s’est ouvert le 2 novembre. Près de 90 parties civiles sont opposées à quinze prévenus dans ce dossier emblématique de l’habitat indigne.

Rue d’Aubagne : le procès de l’habitat indigne s’ouvre en appel à Marseille
©Illustration IA Ludivine Clairembault / domiciles.net

Le procès en appel des effondrements de la rue d’Aubagne s’est ouvert lundi 2 novembre 2026 à Marseille, près de huit ans après la destruction de deux immeubles dégradés. Les audiences doivent se tenir jusqu’au 18 décembre dans une salle réservée aux affaires dites « hors norme ». Près de 90 parties civiles sont représentées face à 15 prévenus.

Le 5 novembre 2018 à 9 h 07, les bâtiments situés aux numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne, à quelques centaines de mètres du Vieux-Port, s’étaient effondrés en quelques secondes. Huit résidents, cinq hommes et trois femmes âgés de 30 à 58 ans, avaient perdu la vie. Plusieurs signaux d’alerte avaient précédé le drame, sans être suffisamment pris en compte, selon les éléments rapportés par France-Antilles avec l’AFP.

Des condamnations contestées en appel

Le jugement rendu à l’issue du premier procès, à l’automne 2024, avait abouti à 10 condamnations, dont trois à des peines de prison ferme, ainsi qu’à 6 relaxes. Le montant total des amendes avait atteint 358 000 euros. Pour les proches des victimes, la réponse judiciaire n’avait pas été à la hauteur des responsabilités recherchées.

« La faible sévérité des peines » en première instance a été une « désillusion ».

Cette déclaration a été faite par Kevin Vacher, porte-parole du collectif du 5-Novembre, créé après la catastrophe. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche près des immeubles détruits. Parmi les slogans affichés figuraient « Habitants dignes face à l’indigne » et « Plus jamais ça ».

Le dossier porte notamment sur les responsabilités attribuées à Richard Carta, expert-architecte, et à Julien Ruas, ancien adjoint au maire chargé du logement insalubre. Le premier a été reconnu coupable de faute caractérisée pour une expertise de l’immeuble réalisée peu avant le drame. Le second était poursuivi pour ne pas avoir traité sérieusement les alertes reçues.

Éléments du dossierDonnées
Effondrement5 novembre 2018, 9 h 07
Victimes8 résidents
Parties civilesPrès de 90
Prévenus en appel15
Durée annoncée du procèsDu 2 novembre au 18 décembre 2026

Richard Carta et Julien Ruas avaient chacun été condamnés en première instance à deux ans d’emprisonnement avec sursis, assortis d’une interdiction d’exercer leur profession. Le procès en appel doit désormais réexaminer les responsabilités pénales dans cette affaire devenue l’un des dossiers les plus marquants de la lutte contre l’habitat indigne.

Ludivine Clairembault
Ludivine IA Journaliste Actualité immobilière en ligne

Bonjour, je suis Ludivine, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Domicîles · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic