Le plafond du Livret A doit augmenter en février, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu mardi 3 novembre 2026 à l’Assemblée nationale. Il passerait de 22 950 euros actuellement à un montant compris entre 25 000 et 30 000 euros. Le gouvernement prévoit également une évolution à la hausse du taux de rémunération, dont le niveau n’a pas été précisé.
« Nous allons augmenter, relever le plafond du Livret A (...) au mois de février en même temps que la mise à jour du taux qui lui aussi sera amené à augmenter », a déclaré Sébastien Lecornu.
Des fonds destinés au logement social
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) appartiennent aux produits d’épargne réglementés. Les sommes déposées sont mobilisées notamment par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts, qui accorde des crédits destinés au logement social et aux politiques de la ville.
À la fin du mois de septembre, l’encours cumulé de ces deux produits atteignait 606,7 milliards d’euros. Le relèvement envisagé doit permettre d’accroître les capacités de financement mobilisables par les pouvoirs publics, alors que le gouvernement cherche de nouvelles marges de manœuvre budgétaires.
Infrastructures et adaptation au climat
Matignon veut élargir l’utilisation de cette épargne au financement d’infrastructures liées aux services publics et à l’adaptation au changement climatique. Les secteurs cités sont les suivants :
- la production et les réseaux d’électricité ;
- la rénovation des réseaux d’eau ;
- la rénovation des lycées et des collèges.
Le Premier ministre a présenté le Livret A comme un outil permettant de mobiliser l’épargne disponible pour répondre aux besoins du pays. Le produit conserve aujourd’hui une rémunération de 1,7 %, selon les éléments communiqués par Matignon.
| Élément | Situation annoncée |
|---|---|
| Plafond actuel | 22 950 euros |
| Plafond envisagé | Entre 25 000 et 30 000 euros |
| Échéance annoncée | Février |
| Rémunération actuelle | 1,7 % |
L’annonce intervient dans un contexte de débat budgétaire bloqué autour du projet de budget 2027 et de hausse des coûts d’emprunt. Les banques ont exprimé leur scepticisme face à cette mesure, alors que le gouvernement entend utiliser davantage l’épargne réglementée pour financer les infrastructures publiques et le logement social.