Bruno Retailleau veut réduire le coût du crédit immobilier pour les familles qui achètent, construisent ou agrandissent leur logement. Dans un entretien accordé à Particulier à Particulier, le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle a proposé une prise en charge progressive des intérêts d’emprunt, calculée selon le nombre d’enfants.
« Quand on parle du pouvoir d’achat, le problème c’est d’abord le logement. »
Une prise en charge graduée
Le dispositif envisagé reposerait sur trois niveaux. Pour un ménage ayant un premier enfant, l’État prendrait en charge une partie des intérêts du crédit immobilier. Cette prise en charge augmenterait ensuite avec l’arrivée des enfants suivants.
| Nombre d’enfants | Part des intérêts envisagée |
|---|---|
| 1 enfant | 50 % |
| 2 enfants | 75 % |
| 3 enfants | 100 % |
« Premier enfant, 50 % du coût des intérêts d’emprunt ; deuxième enfant, 75 % ; troisième enfant, 100 % », a expliqué Bruno Retailleau. La proposition viserait les opérations suivantes :
- l’achat d’un appartement ;
- l’achat d’une maison ;
- l’agrandissement d’un logement.
Un dispositif encore sans modalités précises
Le candidat présente cette mesure comme un moyen d’aider les familles à disposer d’un logement adapté à leur situation. Il l’inscrit également dans une volonté de relancer la politique familiale et de faciliter l’accès à la propriété, notamment pour un premier logement.
Interrogé sur un éventuel cumul avec le prêt à taux zéro (PTZ), que Bruno Retailleau souhaite étendre à l’ensemble du territoire, le candidat a répondu que cette combinaison serait « quelque chose de très intéressant ». Les règles de cumul, les conditions d’éligibilité et le financement de la prise en charge n’ont pas été détaillés.
Une critique des politiques du logement
Cette proposition s’accompagne d’un bilan très critique des politiques menées depuis une quinzaine d’années. Bruno Retailleau a notamment mis en cause les lois Alur de 2014 et Élan de 2018, qu’il accuse d’avoir affaibli la dynamique du secteur du logement. Il a également estimé que le remplacement de l’ISF par l’IFI avait transformé l’investissement en « sorte de rente ».
La prise en charge des intérêts d’emprunt est présentée comme l’une des mesures destinées à alléger le budget logement des ménages. À ce stade, il s’agit d’une proposition de campagne et non d’un dispositif applicable.