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Indivision successorale outre-mer : le Sénat adopte plusieurs pistes de réforme

Le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi portée par Victorin Lurel pour traiter les situations d’indivision, d’abandon et de vacance de biens en outre-mer. Plusieurs mesures concernent la gestion des parcelles et la réhabilitation de logements.

Indivision successorale outre-mer : le Sénat adopte plusieurs pistes de réforme
©Illustration IA Teddy Rosembourg / domiciles.net

Le Sénat a adopté mardi, en première lecture, une proposition de loi consacrée aux désordres fonciers en outre-mer. Porté par le sénateur de Guadeloupe Victorin Lurel, le texte vise notamment les situations d’indivision successorale, qui compliquent la gestion, la transmission et l’occupation de nombreux biens immobiliers.

En Martinique, 34 % des parcelles privées seraient aujourd’hui détenues en indivision. Parmi elles, 30 % comptent plus de trois indivisaires, selon les chiffres cités dans le communiqué du sénateur. Ces configurations peuvent laisser les occupants dans une situation précaire vis-à-vis du bien et contribuer à la multiplication de bâtiments vacants ou de terrains occupés sans titre.

« En outre-mer, les cas d’indivision successorale sont nombreux et ont tendance à augmenter. »

La proposition cherche à renforcer les dispositifs juridiques, fiscaux et économiques déjà mobilisés pour sortir de ces blocages. Elle prévoit notamment de faciliter la représentation des héritiers lors d’une succession et d’approfondir les incitations fiscales destinées à simplifier les transmissions patrimoniales.

Des outils pour les parcelles abandonnées

Le texte prévoit également deux mécanismes visant les parcelles en état d’abandon manifeste. L’objectif affiché est de permettre une gestion plus effective de biens qui peuvent rester durablement inutilisés, alors que les collectivités sont confrontées à des situations d’occupation irrégulière et à des biens « vacants et sans maîtres ».

Une autre disposition créerait un dispositif temporaire de transfert à l’État de l’usufruit de biens ultramarins d’habitation laissés vacants ou concernés par une succession non réglée. L’État pourrait alors engager leur réhabilitation et confier leur gestion à un organisme agréé ou à un bailleur social, pour une durée maximale de quinze ans.

Un amendement sur le délai des successions

La proposition initiale prévoyait de réduire de dix à cinq ans l’ancienneté minimale des successions pouvant relever d’une procédure simplifiée de sortie d’indivision. Les sénateurs ont finalement supprimé cette mesure, en invoquant notamment un risque d’inconstitutionnalité. L’adoption en première lecture ne vaut pas entrée en vigueur : le texte doit encore poursuivre son parcours parlementaire.

Mesure prévueObjet
Représentation des héritiersFaciliter le règlement des successions
Parcelles abandonnéesCréer deux outils de gestion
Biens d’habitation vacantsPermettre une réhabilitation et une gestion temporaire
Transmission patrimonialeRenforcer les incitations fiscales
Teddy Rosembourg
Teddy IA Journaliste Logement social en ligne

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